INTERVIEWS

Audrey, Mohamed, Sébastien, Fatima, Karen, Martine, Andrew…
Ils ne se connaissent pas mais une chose les rassemble : le service public de proximité. Qu’ils soient bibliothécaire, éboueur, assistante familiale, cadre, auxiliaire de soin, maître nageur, ils sont comme vous, comme nous, agents de la fonction publique territoriale. Chaque jour, ils se lèvent pour mener à bien leur mission, servir le public, quelquefois contre vents et marées. Nous avons voulu les connaître, nous laisser enseigner de leur métier, de ce qui les a portés vers la fonction publique, de la façon dont ils vivent et pensent leur emploi, de leurs doutes, de leurs difficultés. Alors, nous sommes allés les rencontrer. Dans toute la France. Ils nous ont ouvert les portes de leurs maisons, nous ont emmenés sur leurs lieux de travail, ont partagé quelques pas. Tous ont pris le temps de « mettre des mots », comme le dira si justement Annette, sur leur vécu, de témoigner à visage découvert de la réalité de leur statut.

Audrey

Bibliothécaire, Garges-lès-Gonesse

Karen et Nathalie

ASEM, mairie de Paris et ATSEM, Mulhouse

Delphine

Assistante sociale, métropole de Lyon

Loïc

Pompier, Chartres

Mohamed

Éboueur, Marseille

Andrew

Agent social EHPAD, Nice

Fatima

Assistante familiale, Haubourdin

Karim

Directeur de projet « développement métropolitain et tourisme », Reims

Alain

Maître nageur, Toulouse

Pascal

Policier municipal, Val d'Hazey

Sébastien

ASVP, Argenteuil

Erwann

Agent des espaces verts, Lannion

Floriane

Animatrice, Castets

Angélique

Auxiliaire de puériculture, Longwy

Jean-Marc

Gardien HLM, Marange-Silvange

Sébastien

Agent des routes, Sainte-Maure-de-Touraine

Dominique

Agent établissement enseignement, Thiviers

JOURNAL

Feuilleter

LE TEXTE COMPLET DES INTERVIEWS

Fonctionnaires territoriaux :
bien loin des clichés !

Lire

revendications

La CGT poursuit avec détermination la bataille contre les politiques d’austérité et agit pour :

  • La mobilisation des moyens financiers nécessaires à la satisfaction des besoins de service public.
  • Les créations de postes statutaires et le recrutement d’agents titulaires partout où les besoins de service public le nécessitent.
  • Le maintien et la reconquête de la maîtrise publique des missions privatisées et le développement des missions publiques pour répondre aux nouveaux besoins.

Séparation du grade et de l’emploi, la CGT revendique une gestion collective des carrières qui permette de mutualiser les carrières en trois niveaux :

  • National pour les catégories A1, A2 et A3.
  • Régional pour les catégories B1 et B2.
  • Départemental pour la catégorie C.

  • La création d’un socle commun pour toute la fonction publique.
  • La reconnaissance statutaire des activités sociales.
  • Le droit d’accès pour tous les agents aux ASC.
  • La gestion des ASC par les CASC.
  • L’inscription des CASC dans la loi au même titre que les CT, CHSCT et CAP.

Le socle commun proposé par la CGT doit intégrer a minima les mesures sociales acquises par les fonctionnaires de l’État :

  • Des chèques vacances avec une participation des 50 % des employeurs.
  • La participation des employeurs aux frais de restauration.
  • La prise en charge des frais de transport ou carburant à hauteur de 70 %.
  • Une indemnité de résidence à 3 % intégrée dans le traitement indiciaire.
  • Un prêt à l’acquisition d’un logement ou véhicule à taux 0.
  • Une allocation décès.
  • Une prime « médailles » du travail.
  • Un congé de fin de carrière correspondant à 1 mois de congés payés par décennie entamée et travaillée.
  • Une prime de départ à la retraite.
  • Une véritable reconnaissance professionnelle.
  • L’intégration des assistantes familiales dans les équipes d’aide sociale à l’enfance.
  • La mise en place d’un véritable déroulement de carrière avec reconnaissance de l’ancienneté et du statut de fonctionnaire public territorial.
  • La prise en compte des périodes de mise en disponibilité et de maladie.
  • La revalorisation des indemnités d’entretien, des frais de déplacements, le maintien des rémunérations pour les enfants majeurs.
  • La mise en place de moyens humains, matériels et financiers garantissant un service public équitable.
  • La reconnaissance des qualifications pour tous les professionnels de niveau BAC + 3 de l’action sociale et médico-sociale en catégorie A et une catégorie B revalorisée pour les ME et TISF.
  • Le respect des missions pour les faisant fonction de la catégorie C.
  • La reconnaissance des diplômes pour les catégories C et une rémunération a minima à 20 % au dessus du Smic CGT (1 800 euros).
  • Un taux d’encadrement légiféré nationalement sur les temps périscolaires et de restauration scolaire.
  • Une ATSEM à temps plein par classe, a minima.
  • Une formation professionnelle tout au long de la carrière.
  • Une réelle intégration dans l’équipe éducative.
  • La reconnaissance immédiate des missions éducatives des ATSEM sur le terrain et dans le référentiel de compétences du CAP Petite enfance.
  • Une véritable évolution professionnelle par un déroulement de carrière sur deux cadres d’emploi (C et B).
  • La reconnaissance de la pénibilité et l’inscription en catégorie active avec départ anticipé à la retraite sans décote.
  • La reconstruction des carrières suite aux accords Jacob de 2006 (perte de toute l’ancienneté).
  • Le traitement fonction publique à 1 800 euros bruts mensuels.

Contre le travail au gris !

  • La mise en place de plans de recrutements qui correspondent aux heures supplémentaires connectées.
  • L’obligation de former l’encadrement sur le droit à la déconnexion et sur les leviers à utiliser pour réduire et optimiser le nombre de mails envoyés.
  • L’évaluation en CHSCT du nombre de mails reçus par les salariés (par service et catégorie professionnelle) et l’adoption de mesures pour les faire diminuer.
  • Le droit, pour tous les salariés ayant un travail autonome à réaliser nécessitant de la concentration, d’être non joignables sur une partie de leur temps de travail.
  • Une vraie loi de titularisation pour les non titulaires de la FPT.
  • La création de cadres d’emplois pour les nouvelles missions.
  • La mise en place d’équipes volantes pour gérer les remplacements courts par des recrutements sur un poste, un métier, afin de donner des perspectives sur un déroulement de carrière.
  • L’obligation du critère « à qualification égale salaire égal ».
  • L’homogénéisation des grilles entre filière.
  • La reconstitution des carrières pour les agentes ayant subi une pénalisation due à une grossesse.
  • Une meilleure rémunération du congé parental.
  • L’arrêt des réductions budgétaires.
  • La création de postes via un recrutement massif, immédiat et statuaire de personnels qualifiés et diplômés.
  • Le respect des missions.
  • La prise en charge des déplacements des aides-soignants à domicile.
  • L’amélioration des rémunérations.
  • De véritables formations et évolutions de carrière pour les agents des EHPAD et des services d’aide à domicile dans la FPT.
  • La création d’un droit social solidaire de la perte d’autonomie et d’un grand service public de la santé et de l’action sociale.

La reconnaissance de la pénibilité pour tous les agents de la filière Collecte et traitement des déchets.

  • Une réduction du temps de travail à 28 heures pour les agents de jour et à 24 heures 30 pour ceux travaillant de nuit (dont la base actuelle est 35 heures).
  • L’inscription de tous dans la catégorie active de la fonction publique qui permet un départ en retraite anticipée de 5 ans pour 15 années d’exposition.
  • L’inscription dans la catégorie insalubre des agents les plus exposés à la pénibilité (collecte, traitement) leur permettant un départ anticipé de 10 ans.
  • Un accélérateur de carrière pour avoir une retraite au même niveau que les autres agents.
  • Un départ anticipé pour tous les agents sans aucune décote de la pension de retraite.
  • La reconnaissance des maladies professionnelles relevant d’un classement « pathologies professionnelles » telles que les maladies de la peau liées à l’activité professionnelle pour le personnel des piscines.
  • La mise en place d’une médecine du travail de haut niveau pour les agents et l’augmentation de la protection sociale des agents et des salariés.
  • La reconnaissance de la pénibilité du travail en piscine (chlore, bruit, chaleur humide, station debout, horaires décalés, etc.) et en salle de sport et gymnase (nuisances sonores entraînant une perte d’audition) avec un départ à la retraite à 57 ans.
  • Le classement des piscines en locaux de travail à pollution spécifique.
  • La reconnaissance de la pénibilité du travail en salle de sport et gymnase du fait des nuisances sonores entraînant une perte d’audition.
  • Le rétablissement de la cotisation formation à 1 %, première étape vers le 3 %.
  • Le développement de ce droit du travail, c’est-à-dire des possibilités de formation sur le temps de travail et financée par une cotisation suffisante des employeurs.
  • 10 % du temps de travail en formation.
  • Le libre choix des formations grâce à un droit opposable à l’employeur.
  • L’accès à des formations longues, qualifiantes et diplômantes grâce à des droits cumulables dans le temps et gérés collectivement.
  • L’accès à des formations personnelles.
  • Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat.
  • L’abrogation du RIFSEEP, dispositif injuste et portant atteinte à la fonction publique de carrière.
  • L’abrogation du jour de carence.
  • Une participation de l’employeur significative et obligatoire.
  • Une participation à 100 % de l’employeur à la cotisation prévoyance.
  • La possibilité d’un départ à 60 ans, à l’initiative de l’agent, avec une pension d’au moins 75 % du salaire des 6 derniers mois, pour une carrière complète.
  • L’intégration des primes ayant un caractère de complément salarial dans le traitement brut.
  • Un départ anticipé à 55 ans dans le cadre du service actif pour les agents exposés à la pénibilité ou à la dangerosité, et à 50 ans pour certains corps ou cadres d’emploi.
  • Un trimestre de bonification et de départ anticipé par année d’exposition pour l’ensemble des agents exposés à la pénibilité et à la dangerosité.
  • L’élévation du minimum de pension au niveau du Smic pour une carrière complète.
  • L’indexation des pensions sur l’évolution des salaires et non sur celle des prix.
  • Une politique volontariste d’égalité salariale pour les femmes et les hommes, abondant la retraite des femmes et améliorant les ressources des régimes.
  • Le rétablissement de la bonification d’un an par enfant pour le calcul de la pension des femmes.
  • La suppression de la décote.
  • L’aménagement des fins de carrière, par le rétablissement d’un dispositif de cessation progressive d’activité (travail à temps partiel avec compensation salariale) et complément de l’acquisition des droits à retraite.
  • La mise en extinction de la retraite additionnelle de la fonction publique, la garantie des droits acquis et leur intégration dans les régimes de retraite des fonctionnaires.
  • L’intégration des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers aux assujettis directs du Code des pensions civiles et militaires.
  • Le maintien et le renforcement de la CNRACL, ce qui nécessite la révision de la compensation généralisée.
  • La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

Téléchargements

AFFICHE

Télécharger

JOURNAL

Télécharger

Contact

Fédération CGT
des services publics

263 rue de Paris
Case 547
93515 Montreuil cedex

Tél. : 01 55 82 88 20
Fax : 01 48 51 98 20

www.cgtservicespublics.fr

Formulaire de contact